
Sciences Po × Institut de Physique du Globe de Paris
Le double-diplôme BASc Politiques de la Terre (Poterre) est un cursus exigeant qui associe le Bachelor of Arts de Sciences Po à la licence de Sciences de la Terre à l’IPGP. À l’issue des quatre ans, les élèves obtiendront ces deux diplômes. Les étudiants de Poterre (aussi appelés les géobascs ou « les cailloux ») suivent les cours fondamentaux des deux établissements. Ce sont donc deux majeures ; deux domaines aussi importants l’un que l’autre, qui permettent de poursuivre des études approfondies dans l’un ou l’autre à l’obtention des diplômes.
Un cursus en quatre ans
Les maquettes pédagogiques et les résumés de chaque année, avec une troisième année à l’étranger.
Présentation de « Politiques de la Terre » sous format vidéo
Les cours interdisciplinaires

Géosciences à l’heure de l’Anthropocène
Ce cours est le premier cours interdisciplinaire de Politiques de la Terre, donnant du sens au double diplôme. Le professeur de cours magistral, Jérôme Gaillardet, réussit à expliquer de façon intéressante les phénomènes terrestres, tout en montrant à quel point ceux-ci ont un impact sur les sociétés humaines (et inversement) !
Commun à tous les doubles-diplômes, le cours d’Humanités Scientifiques, assuré par Nicolas Benvegnu et Arnaud Durand de l’UFR de mathématiques, mène ses élèves à porter une réflexion sur ce qu’est une science, comment, pourquoi et pour qui on produit des connaissances et comment on les met en application.

Humanités Scientifiques

Aléas, risques et sociétés
Le cours interdisciplinaire de deuxième année, assuré par deux spécialistes des risques naturels. On adopte une approche véritablement croisée, en étudiant les phénomènes sous un angle scientifique, puis social. Tout au long du semestre, vous mènerez une étude sur un sujet précis, mêlant sciences et sciences sociales pour cerner la catastrophe de tout angle.
Cours interdisciplinaire d’automne de quatrième année, Sciences des Sols est avant tout un cours sur la composition et structure physique, chimique, et organique des sols. Quelques interventions de sciences sociales nous invitent à penser l’usage humain des sols, et notre rapport à ce qui existe sous nos pieds.

Introduction à la science des sols

Du Développement Durable à l’Économie Circulaire
Aussi à l’automne de 4A, Du Développement Durable à l’Économie Circulaire donne une vue d’ensemble des pensées, règlementations, et politiques publiques liées au rapport société – environnement. C’est un cours qui pourrait tendre à la déprime, mais qui est en réalité assez porteur d’espoir pour la suite.
Enseigné au printemps de la quatrième année, ce cours porte sur nos besoins énergétiques, les différents modes de production pour y répondre et les avantages et inconvénients de chaque.

Énergie et Environnement

Exploration des savoirs : enquête collective interdisciplinaire
La conclusion de quatre années d’études, c’est un projet collectif sur toute l’année où les étudiants construisent un rapport sur un sujet interdisciplinaire de leur choix. Ce rapport se construit à base de bibliographie, d’entretiens, d’études quantitatives, et est accompagné d’une restitution orale devant professeurs et parties prenantes.
Vendre notre double-diplôme
Pourquoi choisir cette formation ?
Déjà on est auto-proclamé « super sympa » ! Donc c’est toujours un plus ça.
Bien qu’il y ait un volume horaire très chargé, les cours restent intéressants des deux côtés du parcours. Si vous n’arrivez pas à choisir entre suivre un parcours en sciences ou un parcours en sciences sociales, nos double diplômes sont pour vous ! Politiques de la Terre est sans doute le parcours le plus exigeant en début de parcours (du moins à Paris), mais c’est aussi celui qui propose le panorama de sciences le plus large. Physique, mathématiques, chimie, géosciences… on fait vraiment de tout ! Même un peu de biologie (vraiment un tout petit peu de biologie).
Ce double-diplôme se donne pour mission de donner à ses élèves les compétences en sciences et en politique pour saisir les enjeux environnementaux, cruciaux pour notre avenir : catastrophes naturelles, énergies, perte de sols arables, etc. Si c’est surtout la biodiversité qui vous préoccupe (et si vous ne voulez absolument pas perdre la biologie, quitte à faire un peu moins de physique), on vous conseille de tourner votre regard vers Reims, et son parcours Environnement et Sociétés Durables. On vous attendra à bras ouverts si jamais vous réalisez qu’on est bien mieux (je plaisante, que de l’amour envers vous, chers Rémois). Outre cela, la spécificité de tous les doubles-diplômes interdisciplinaires réside dans ce dernier mot : interdisciplinaire. Vous le verrez écrit partout, à toutes les sauces, sur l’entièreté du site, et sur toutes les communications de tous les parcours, mais c’est vraiment au centre de nos cursus. On a des cours propres à notre double-diplôme qui invitent les élèves à penser géosciences et sciences sociales ensemble. Le but du parcours n’est pas d’avoir une formation en sciences de la terre et, parallèlement, une formation en sciences sociales, mais bien de penser le parcours comme un tout (même si concrètement, vous avez deux licences à la fin).
Donc, pour récapituler ! Si vous aimez les sciences et les sciences sociales, que vous voulez les réfléchir ensemble parce que vous vous intéressez aux questions environnementales, et que vous voulez une ambiance de classe, ma foi, plutôt sympa, alors ce parcours peut être pour vous. À condition d’être prêt pour la charge de travail, bien entendu.
Quels débouchés ?
Comme tous les doubles diplômes interdisciplinaires, vous avez accès aux masters de Sciences Po et de la fac. En principe, la licence de sciences de la Terre l’IPGP est assez exigeante pour vous ouvrir les portes à des masters scientifiques qui ne sont pas en sciences de la Terre (mathématiques et physique). De plus, il y a des places réservées aux étudiants de fac dans les écoles d’ingénieurs, donc selon votre dossier et/ou votre volonté de préparer un concours pendant la quatrième année, c’est aussi envisageable comme débouché.
Et, comme tous les autres parcours, c’est un programme en quatre ans, donc vous avez le temps d’y réfléchir et de découvrir des potentielles voies d’avenir.
Pour quels élèves ?
Alors, on ne va pas vous cacher qu’en termes de sciences, c’est peut-être le parcours qui demande le meilleur niveau. La première promotion, tous les étudiants étaient des ressortissants de bacs scientifiques, la plupart de spécialité mathématiques. Avec la réforme du bac, les étudiants de la seconde promotion avaient pour conditions « soit maths, soit physique jusqu’en terminale, et si vous n’avez que fait SVT, il faut avoir fait maths complémentaires ». Mais cette année, on voit que celles et ceux qui n’ont pas fait maths et physique (sans avoir massivement travaillé pendant les vacances dans la matière qu’ils ou elles n’avaient pas suivie) se retrouvent en difficulté arrivés au S1. L’IPGP n’est pas encore totalement ajusté à la réforme du bac, malheureusement. On peut donc difficilement savoir exactement ce qui est attendu de la nouvelle promotion, parce qu’il est possible que les prérequis changent cette année.
Dans tous les cas, pour candidater, il est impératif d’avoir un profil plutôt scientifique et de s’intéresser aux questions environnementales et sociales.
Témoignages d’étudiants
Le BASc en un mot ? Interdisciplinarité. Je pensais que j’allais étudier des sciences sociales et des géosciences – en fait c’est bien plus ! On allie et confronte des connaissances scientifiques de différentes disciplines pour appréhender les enjeux globaux. Le tout dans un esprit d’entraide et de travail collectif. Car le BASc, c’est aussi une promotion d’étudiants curieux, ouverts d’esprit et toujours partants – malgré la charge de travail – pour profiter de nos années étudiantes !
Charlène Lepelletier, promo 2020-2024

Charlène

Freddie
Très sincèrement, j’ai du mal à m’imaginer autre part qu’ici. J’ai réalisé en terminale que je ne voulais pas d’une prépa scientifique, qui aurait été le choix par défaut pour quelqu’un de mon profil. Politiques de la Terre me permet de poursuivre l’étude des sciences que j’aime tant, mais avec la dimension supplémentaire des sciences sociales, ce qui fait émerger toutes les problématiques à l’interface des deux. C’est exactement ce qui m’aurait manqué dans une prépa scientifique. Et en bonus : je suis entourée de personnes que j’adore !
Freddie Mawby, promo 2020-2024
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