Camille Baudouin, promo 2021-2025

3–5 minutes

Que faisais-tu avant le double-diplôme BASc ?

Je m’appelle Camille Baudouin, j’ai 18 ans et je suis en première année en Basc Algorithmes et décisions. Au lycée, j’étais la fille qui avait pas mal d’options (section européenne anglais, théâtre…), j’aimais bien essayer un maximum de domaines, de matières, et me garder beaucoup de portes ouvertes. J’ai donc pris les spécialités mathématiques, physique-chimie et sciences économiques et sociales (SES). J’étais à l’aise dans toutes les matières, notamment dans les matières scientifiques, mais j’avais déjà un attrait pour Sciences Po.

En fin de première, j’ai gardé les spécialités mathématiques et physique-chimie, auxquelles j’ai ajouté l’option mathématiques expertes (fortement conseillée). En effet, je n’étais pas encore décidée entre me tourner vers une CPGE scientifique ou Sciences Po.

Pourquoi as-tu choisi ce cursus ?

Tout simplement comme je l’ai dit précédemment, je
n’aime pas choisir. Ainsi, au fur et à mesure de ma terminale, Sciences Po me tentait plus qu’une CPGE scientifique. Finalement, je n’ai même pas mis de CPGE MPSI et PCSI sur Parcoursup. J’avais plutôt axé mes vœux de classes préparatoires autour des CPGE BL et D2, ainsi que les différents IEPs et la licence LSO de Dauphine. Cependant avec un cursus simple dans un IEP, j’avais peur que les mathématiques me manquent. Ainsi, ce cursus en 4 ans que j’ai découvert par hasard dans une brochure (j’étais au courant des différents doubles diplômes, et aussi de la création des deux premiers BASc), semblait me correspondre et me laissait encore du temps pour m’orienter plus spécifiquement.

Qu’est-ce que tu aimes ou n’aimes pas dans ce cursus ?

Ce qui me vient en premier, c’est l’ambiance, on est comme une famille, que ça soit chaque BASc mais aussi avec l’ensemble des BASc. On se retrouve pas mal entre nous.
Il y a beaucoup d’entraide et de soutien au sein de la promotion, ceux qui sont plus à l’aise aident ceux qui ont un peu plus de mal, ce qui est bénéfique pour tous. Les matières des deux côtés me plaisent, pouvoir passer d’une réflexion en institutions politiques à programmer sur Python est vraiment stimulant, et me conforte dans l’idée que je me faisais du double diplôme.
De plus, au sein du cursus, des soirées cinéma (dans les locaux de la faculté de mathématiques), balades scientifiques, séminaires et cours pluridisciplinaires, sont organisées souvent entre plusieurs BASc. Ce sont des « activités » que je ne pensais pas retrouver dans le domaine scolaire et c’est top, cela nous permet de faire de belles découvertes.

Cependant, le rythme est quand même assez soutenu, on a environ 30h/semaine et les cours finissent parfois à 21h15 (à Sciences Po). Ainsi, on n’a pas forcément le temps d’approfondir (et c’est parfois frustrant) et de faire tout le travail (exercices, dossiers…) aussi bien qu’en cursus simple (on essaye quand même).
J’ai encore un peu de mal à trouver mon rythme, mon organisation mais au moins les erreurs du premier semestre vont me permettre d’avancer et d’essayer de nouvelles méthodes.
Cela reste une satisfaction de faire un double diplôme.

Qu’est-ce que tu fais d’intéressant en parallèle ?

A vrai dire plus grand chose, le premier semestre je l’ai un peu pris comme une adaptation. Je suis adhérente à Sciences Jo, et je compte m’investir dans d’autres projets et associations au S2.
De plus, Sciences Po notamment offre un large panel d’évènements. J’ai ainsi au S1 pu assister à une conférence sur les Jeux Olympiques (Horizon 2024), voir Lula, Brad Smith (le président de Microsoft), Laurent Fabius, visiter le Sénat.

La vie à Paris est également très riche (musées, restaurants, visites). Même si notre emploi du temps est plutôt chargé, il reste possible de s’octroyer des temps de pause pour faire du sport, sortir (beaucoup d’évènements sont organisés par les associations de Sciences Po et de l’Université de Paris).

As-tu des ambitions particulières pour plus tard ?

Cette question avec le, « qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », je n’aime pas trop y répondre ; j’ai vraiment du mal à m’imaginer dans un métier et même un domaine, ainsi je verrai au fil des années. Le double diplôme nous ouvre pleins de possibilités que cela soit dans le domaine des sciences (des mathématiques pour moi) ou dans les sciences politiques et même dans les deux.

J’ai donc hâte de découvrir les prochains semestres !

Les recommandations de Camille

The Imitation Game, de Morten Tyldum (biopic sur Alan Turing)
Les algorithmes font-ils la loi ? de Aurélie Jean
Les nombreux musées gratuits de Paris, comme le Louvre, le Musée des Arts Décoratifs