Laure Pruvost, promo 2021-2025

3–5 minutes

Que faisais-tu avant de faire le double-diplôme BASc ?

Pour mon parcours scolaire je crois que j’ai dû faire le choix le plus écarté des sciences sociales (comme la plupart des BAScs en fait): j’ai pris maths et physique en terminale (SVT en première), avec maths européennes et maths expertes… Pour les particularités j’ai fait une partie de ma maternelle et ma primaire en Corée du Sud (chaque année j’étais scolarisée à peu près 1 mois et demi là-bas, et après j’ai donné des cours d’anglais et de français vers Anseong, à une heure de Séoul). Mais bon, le reste du temps, quand j’étais en France, j’ai toujours été dans des très petits établissements ruraux au milieu des vignes (Bourgogne toi-même tu connais). Je pense aussi que c’est pour ça que je ne me voyais pas entrer à Sciences Po : j’ai certes grâce à ma double nationalité beaucoup voyagé, donc j’ai pu m’ouvrir mais je m’étais toujours dis que puisque j’étais à la campagne, je n’étais pas du niveau des « élites parisiennes ».

Pourquoi as-tu choisi ce cursus ?

Bon, mes choix Parcoursup étaient vraiment différents, je comptais aller en médecine si je n’avais pas le double diplôme avec l’IPGP. En fait, et pour être totalement franche, j’ai choisi le double diplôme car je ne voulais pas faire de choix entre sciences et sciences sociales. Je ne me suis pas engagée parce que je me disais que j’avais besoin du BASc pour arriver à tel ou tel métier, ou parce que j’étais une fan de basalte, mais simplement parce que les enseignements me plaisaient et que je n’arrivais pas à trouver cette interdisciplinarité ailleurs.

Qu’est-ce que tu aimes ou n’aimes pas dans le BASc ?

Ce que j’aime le moins c’est sans doute le fait qu’on tend à compter toutes les heures pour pouvoir caser les dossiers, les fiches techniques et les petits jeux à réviser. Mais je pense que c’est aussi parce que je suis encore dans le premier semestre, et qu’en début d’année la charge de travail m’a fait réaliser à quel point je n’avais jamais appris à travailler. Ce qui me chagrine c’est peut-être qu’on n’a pas le temps de tout approfondir à fond comme on le voudrait, en bon vieux perfectionnistes. Puisqu’ils viennent de lancer ce double diplôme, on peut aussi faire face à des profs qui ne comprennent absolument pas qu’on a un emploi deux fois plus chargé qu’un monocursus qui lui aura le temps d’approfondir, mais heureusement ça reste rare. Il y a une certaine frustration qui ne peut-être niée, mais c’était aussi en quoi on s’était engagé en signant pour un tel compromis, et je ne regrette pas une seule seconde. Je ne me voyais honnêtement pas en prépa ou en médecine, parce que j’avais envie d’autres choses, d’autres expériences et je ne peux pas être mieux servie. Je voulais aussi être dans un univers sans compétition, avec un petit groupe solidaire. Je voudrais quand même finir en disant que même si il y a frustration, les thèmes abordés sont tellement intéressants qu’au final je m’en fiche parfois de travailler autant, et je remarque à quel point on a pu faire des progrès en seulement quelques semaines, surtout en histoire.

Qu’est-ce que tu fais d’intéressant en parallèle ?

Bon, on va pas se mentir, en BASc la vie sociale est compliquée au premier semestre, en particulier pour les BAScs IPGP. Ce n’est pas non plus l’autarcie, on sort avec les copains, on va aux soirées étudiantes (quand c’est possible), on fait des soirées raclettes qui empestent des 22 mètres carrés mais trouver des horaires qui correspondent pour s’engager dans une association ou dans un sport c’est une toute autre paire de manche. Par contre, on va voir beaucoup de conférences car c’est plus souple comme engagement : je suis allée voir Jean-Luc Mélenchon, Laurent Fabius, Marc Fesneau… d’autres sont allés voir Lula, Parly ou le directeur de Microsoft…

As-tu des ambitions particulières pour plus tard ?

Vaste question à laquelle je n’ai pas de réponse tranchée. En terminale j’étais à fond sur le spatial (d’où le choix de l’IPGP) mais je m’intéresse beaucoup à la sociologie, à l’enseignement, aux médias et je suis une fan d’art donc à tout moment je peux me retrouver à vouloir me convertir en artiste peintre (les choix sont infinis, un des avantages du BASc me direz-vous). Tout dépendra des années qui vont suivre, des rencontres que je vais faire et j’ai déjà beaucoup évolué en seulement trois mois.

Les recommandations de Laure

Absolument tout ce qui se passe à la cité des sciences et de l’industrie, je compte m’infiltrer à la galerie des enfants ! C’était juste trop bien, la galerie de l’anatomie comparée et le musée de l’air et de l’espace au Bourget aahhh